27 de maio de 2015

Elogio do Intempestivo



CORRÊA, M. D. C. Elogio do intempestivo (Resenha de "Filosofia Radical e Utopia", de Andityas Soares de Moura Costa Matos. Rio de Janeiro: Via Vérita, 2014, 306 p. Lugar Comum (UFRJ). maio.2015, Rio de Janeiro, p. 180-185).

6 de abril de 2015

Jacques Rancière: "Les idéaux républicains sont devenus des armes de discrimination et de mépris"

 


Jacques Rancière (Emmanuel Polanco/Colagene)
L’OBS: Il y a trois mois, la France défilait au nom de la liberté d’expression et du vivre-ensemble. Les dernières élections départementales ont été marquées par une nouvelle poussée du Front national. Comment analysez-vous la succession rapide de ces deux événements, qui paraissent contradictoires?
Jacques Rancière : Il n’est pas sûr qu’il y ait contradiction. Tout le monde, bien sûr, est d’accord pour condamner les attentats de janvier et se féliciter de la réaction populaire qui a suivi. Mais l’unanimité demandée autour de la «liberté d’expression» a entretenu une confusion. En effet, la liberté d’expression est un principe qui régit les rapports entre les individus et l’Etat en interdisant à ce dernier d’empêcher l’expression des opinions qui lui sont contraires.
Or, ce qui a été bafoué le 7 janvier à «Charlie», c’est un tout autre principe: le principe qu’on ne tire pas sur quelqu’un parce qu’on n’aime pas ce qu’il dit, le principe qui règle la manière dont individus et groupes vivent ensemble et apprennent à se respecter mutuellement.
Mais on ne s’est pas intéressé à cette dimension et on a choisi de se polariser sur le principe de la liberté d’expression. Ce faisant, on a ajouté un nouveau chapitre à la campagne qui, depuis des années, utilise les grandes valeurs universelles pour mieux disqualifier une partie de la population, en opposant les «bons Français», partisans de la République, de la laïcité ou de la liberté d’expression, aux immigrés, forcément communautaristes, islamistes, intolérants, sexistes et arriérés.
On invoque souvent l’universalisme comme principe de vie en commun. Mais justement l’universalisme a été confisqué et manipulé. Transformé en signe distinctif d’un groupe, il sert à mettre en accusation une communauté précise, notamment à travers les campagnes frénétiques contre le voile. C’est ce dévoiement que le 11 janvier n’a pas pu mettre à distance. Les défilés ont réuni sans distinction ceux qui défendaient les principes d’une vie en commun et ceux qui exprimaient leurs sentiments xénophobes.
Voulez-vous dire que ceux qui défendent le modèle républicain laïque contribuent, malgré eux, à dégager le terrain au Front national?
On nous dit que le Front national s’est «dédiabolisé». Qu’est-ce que cela veut dire ? Qu’il a mis de côté les gens trop ouvertement racistes ? Oui. Mais surtout que la différence même entre les idées du FN et les idées considérées comme respectables et appartenant à l’héritage républicain s’est évaporée.
Depuis une vingtaine d’années, c’est de certains intellectuels, de la gauche dite «républicaine», que sont venus les arguments au service de la xénophobie ou du racisme. Le Front national n’a plus besoin de dire que les immigrés nous volent notre travail ou que ce sont des petits voyous. Il lui suffit de proclamer qu’ils ne sont pas laïques, qu’ils ne partagent pas nos valeurs, qu’ils sont communautaristes…
Les grandes valeurs universalistes – laïcité, règles communes pour tout le monde, égalité homme-femme – sont devenues l’instrument d’une distinction entre «nous», qui adhérons à ces valeurs, et «eux», qui n’y adhèrent pas. Le FN peut économiser ses arguments xénophobes: ils lui sont fournis par les «républicains» sous les apparences les plus honorables.
Si l’on vous suit, c’est le sens même de la laïcité qui aurait été perverti. Qu’est-ce que la laïcité représente pour vous?
Au XIXe, la laïcité a été pour les républicains l’outil politique permettant de libérer l’école de l’emprise que l’Eglise catholique faisait peser sur elle, en particulier depuis la loi Falloux, adoptée en 1850.
La notion de laïcité désigne ainsi l’ensemble des mesures spécifiques prises pour détruire cette emprise. Or, à partir des années 1980, on a choisi d’en faire un grand principe universel. La laïcité avait été conçue pour régler les relations de l’Etat avec l’Eglise catholique. La grande manipulation a été de la transformer en une règle à laquelle tous les particuliers doivent obéir. Ce n’est plus à l’Etat d’être laïque, c’est aux individus.
Et comment va-t-on repérer qu’une personne déroge au principe de laïcité ? A ce qu’elle porte sur la tête… Quand j’étais enfant, le jour des communions solennelles, nous allions à l’école retrouver nos copains qui n’étaient pas catholiques, en portant nos brassards de communiants et en leur distribuant des images. Personne ne pensait que cela mettait en danger la laïcité. L’enjeu de la laïcité, alors, c’était le financement: à école publique, fonds publics ; à école privée, fonds privés.
Cette laïcité centrée sur les rapports entre école publique et école privée a été enterrée au profit d’une laïcité qui prétend régenter le comportement des individus et qui est utilisée pour stigmatiser une partie de la population à travers l’apparence physique de ses membres. Certains ont poussé le délire jusqu’à réclamer une loi interdisant le port du voile en présence d’un enfant.
Mais d’où viendrait cette volonté de stigmatiser ?
Il y a des causes diverses, certaines liées à la question palestinienne et aux formes d’intolérance réciproque qu’elle nourrit ici. Mais il y a aussi le «grand ressentiment de gauche», né des grands espoirs des années 1960-1970 puis de la liquidation de ces espoirs par le parti dit «socialiste» lorsqu’il est arrivé au pouvoir.
Tous les idéaux républicains, socialistes, révolutionnaires, progressistes ont été retournés contre eux-mêmes. Ils sont devenus le contraire de ce qu’ils étaient censés être: non plus des armes de combat pour l’égalité, mais des armes de discrimination, de méfiance et de mépris à l’égard d’un peuple posé comme abruti ou arriéré. Faute de pouvoir combattre l’accroissement des inégalités, on les légitime en disqualifiant ceux qui en subissent les effets.
Pensons à la façon dont la critique marxiste a été retournée pour alimenter une dénonciation de l’individu démocratique et du consommateur despotique – une dénonciation qui vise ceux qui ont le moins à consommer… Le retournement de l’universalisme républicain en une pensée réactionnaire, stigmatisant les plus pauvres, relève de la même logique.
N’est-il pas légitime de combattre le port du voile, dans lequel il n’est pas évident de voir un geste d’émancipation féminine ?
La question est de savoir si l’école publique a pour mission d’émanciper les femmes. Dans ce cas, ne devrait-elle pas également émanciper les travailleurs et tous les dominés de la société française ? Il existe toutes sortes de sujétions – sociale, sexuelle, raciale. Le principe d’une idéologie réactive, c’est de cibler une forme particulière de soumission pour mieux confirmer les autres.
Les mêmes qui dénonçaient le féminisme comme «communautaire» se sont ensuite découverts féministes pour justifier les lois anti-voile. Le statut des femmes dans le monde musulman est sûrement problématique, mais c’est d’abord aux intéressées de dégager ce qui est pour elles oppressif. Et, en général, c’est aux gens qui subissent l’oppression de lutter contre la soumission. On ne libère pas les gens par substitution.
Revenons au Front national. Vous avez souvent critiqué l’idée que le «peuple» serait raciste par nature. Pour vous, les immigrés sont moins victimes d’un racisme «d’en bas» que d’un racisme «d’en haut»: les contrôles au faciès de la police, la relégation dans des quartiers périphériques, la difficulté à trouver un logement ou un emploi lorsqu’on porte un nom d’origine étrangère. Mais, quand 25% des électeurs donnent leur suffrage à un parti qui veut geler la construction des mosquées, n’est-ce pas le signe que, malgré tout, des pulsions xénophobes travaillent la population française ?
D’abord, ces poussées xénophobes dépassent largement l’électorat de l’extrême droite. Où est la différence entre un maire FN qui débaptise la rue du 19-Mars-1962 [Robert Ménard, à Béziers, NDLR], des élus UMP qui demandent qu’on enseigne les aspects positifs de la colonisation, Nicolas Sarkozy qui s’oppose aux menus sans porc dans les cantines scolaires ou des intellectuels dits «républicains» qui veulent exclure les jeunes filles voilées de l’université ?
Par ailleurs, il est trop simple de réduire le vote FN à l’expression d’idées racistes ou xénophobes. Avant d’être un moyen d’expression de sentiments populaires, le Front national est un effet structurel de la vie politique française telle qu’elle a été organisée par la constitution de la Ve République. En permettant à une petite minorité de gouverner au nom de la population, ce régime ouvre mécaniquement un espace au groupe politique capable de déclarer: «Nous, nous sommes en dehors de ce jeu-là.»
Le Front national s’est installé à cette place après la décomposition du communisme et du gauchisme. Quant aux «sentiments profonds» des masses, qui les mesure ? Je note seulement qu’il n’y a pas en France l’équivalent de Pegida, le mouvement allemand xénophobe. Et je ne crois pas au rapprochement, souvent fait, avec les années 1930. Je ne vois rien de comparable dans la France actuelle aux grandes milices d’extrême droite de l’entre-deux-guerres.
A vous écouter, il n’y aurait nul besoin de lutter contre le Front national…
Il faut lutter contre le système qui produit le Front national et donc aussi contre la tactique qui utilise la dénonciation du FN pour masquer la droitisation galopante des élites gouvernementales et de la classe intellectuelle.
L’hypothèse de son arrivée au pouvoir ne vous inquiète-t-elle pas?
Dès lors que j’analyse le Front national comme le fruit du déséquilibre propre de notre logique institutionnelle, mon hypothèse est plutôt celle d’une intégration au sein du système. Il existe déjà beaucoup de similitudes entre le FN et les forces présentes dans le système.
Si le FN venait au pouvoir, cela aurait des effets très concrets pour les plus faibles de la société française, c’est-à-dire les immigrés…
Oui, probablement. Mais je vois mal le FN organiser de grands départs massifs, de centaines de milliers ou de millions de personnes, pour les renvoyer «chez elles». Le Front national, ce n’est pas les petits Blancs contre les immigrés. Son électorat s’étend dans tous les secteurs de la société, y compris chez les immigrés. Alors, bien sûr, il pourrait y avoir des actions symboliques, mais je ne crois pas qu’un gouvernement UMP-FN serait très différent d’un gouvernement UMP.
A l’approche du premier tour, Manuel Valls a reproché aux intellectuels français leur «endormissement»: «Où sont les intellectuels, où sont les grandes consciences de ce pays, les hommes et les femmes de culture qui doivent, eux aussi, monter au créneau, où est la gauche?», a-t-il lancé. Vous êtes-vous senti concerné ?
«Où est la gauche ?», demandent les socialistes. La réponse est simple: elle est là où ils l’ont conduite, c’est-à-dire au néant. Le rôle historique du Parti socialiste a été de tuer la gauche. Mission accomplie. Manuel Valls se demande ce que font les intellectuels… Franchement, je ne vois pas très bien ce que des gens comme lui peuvent avoir à leur reprocher. On dénonce leur silence, mais la vérité, c’est que, depuis des décennies, certains intellectuels ont énormément parlé. Ils ont été starisés, sacralisés. Ils ont largement contribué aux campagnes haineuses sur le voile et la laïcité. Ils n’ont été que trop bavards.
J’ajouterai que faire appel aux intellectuels, c’est faire appel à des gens assez crétins pour jouer le rôle de porte-parole de l’intelligence. Car on ne peut accepter un tel rôle, bien sûr, qu’en s’opposant à un peuple présenté comme composé d’abrutis et d’arriérés. Ce qui revient à perpétuer l’opposition entre ceux «qui savent» et ceux «qui ne savent pas», qu’il faudrait précisément briser si l’on veut lutter contre la société du mépris dont le Front national n’est qu’une expression particulière.
Il existe pourtant des intellectuels – dont vous-même – qui combattent cette droitisation de la pensée française. Vous ne croyez pas à la force de la parole de l’intellectuel ?
Il ne faut pas attendre de quelques individualités qu’elles débloquent la situation. Le déblocage ne pourra venir que de mouvements démocratiques de masse, qui ne soient pas légitimés par la possession d’un privilège intellectuel.
Dans votre travail philosophique, vous montrez que, depuis Platon, la pensée politique occidentale a tendance à séparer les individus «qui savent» et ceux «qui ne savent pas». D’un côté, il y aurait la classe éduquée, raisonnable, compétente et qui a pour vocation de gouverner ; de l’autre, la classe populaire, ignorante, victime de ses pulsions, dont le destin est d’être gouvernée. Est-ce que cette grille d’analyse s’applique à la situation actuelle ?
Longtemps, les gouvernants ont justifié leur pouvoir en se parant de vertus réputées propres à la classe éclairée, comme la prudence, la modération, la sagesse… Les gouvernements actuels se prévalent d’une science, l’économie, dont ils ne feraient qu’appliquer des lois déclarées objectives et inéluctables – lois qui sont miraculeusement en accord avec les intérêts des classes dominantes.
Or on a vu les désastres économiques et le chaos géopolitique produits depuis quarante ans par les détenteurs de la vieille sagesse des gouvernants et de la nouvelle science économique. La démonstration de l’incompétence des gens supposés compétents suscite simplement le mépris des gouvernés à l’égard des gouvernants qui les méprisent. La manifestation positive d’une compétence démocratique des supposés incompétents est tout autre chose.
Propos recueillis par Eric Aeschimann
Bio express
Né en 1940, JACQUES RANCIÈRE a été l’élève d’Althusser avant de rompre avec le marxisme traditionnel au début des années 1970.
Très influent à l’étranger, notamment aux Etats-Unis, il plaide pour l’égalité des individus et n’a cessé de dénoncer l’idée qu’une élite détiendrait un savoir supérieur à celui du «peuple».
Ses ouvrages les plus marquants sont: «le Maître ignorant» (1987), «le Partage du sensible» (2000) «la Haine de la démocratie» (2005) et «le Spectateur émancipé» (2008).

27 de fevereiro de 2015

Paraná: a greve geral (não) acabou



    Parecem já não haver mais razões para manter a greve. O governo do Paraná cedeu tanto à pressão dos professores e servidores do Ensino Básico quanto à dos trabalhadores do Ensino Superior. No mesmo dia em que mais de 50 mil pessoas participaram de uma das maiores mobilizações da história do Estado do Paraná e da cidade de Curitiba, o Secretário da Casa Civil do Estado, Eduardo Sciarra (PSD, e ex-coordenador da campanha de Richa) veio a público afirmar, após os primeiros dias de negociações com a APP-Sindicato, que o governo havia não apenas “esgotado” a pauta dos servidores, mas avançado em outros pontos que sequer constituíam pauta da greve. Mesmo o governador do Paraná, Carlos Alberto Richa (PSDB), apareceu para dar entrevistas, tentando recuperar algo da aura prestigiosa que sempre lhe foi afiançada pela base governista – e que jamais passaria por qualquer teste de realidade.
    Na última entrevista, feita pela Folha de São Paulo, Richa teve a oportunidade de reafirmar o que constitui a pedra fundamental de sua compreensão pessoal sobre o conteúdo do interesse público: “O que interessa à população são as obras”. Ao fazê-las, confessou ter endividado (segundo ele, “ainda mais”) o Estado – em um momento particularmente interessante, em que a operação lava-jato traz à lume a maciça e histórica participação de empreiteiras em esquemas de corrupção transpartidários. Claro, o governador diz que foi “corajoso” ao gastar mais do que se arrecada e – como não poderia deixar de ser – faz a responsabilidade pela deterioração das finanças do Estado retroagir ao governo Requião, que teria deixado uma dívida de 4,5 bilhões, e justifica-se no contexto da crise nacional: responsabilidade que atribui ao governo Dilma (e que Dilma atribui ao mercado internacional and so on...). Eis, por certo, uma clara demonstração de coragem, que lhe falta quando se toca no tema da responsabilidade política por atos de sua própria gestão, que em 2015 entra no quinto ano.
    Para explicar os recuos resultantes da greve, Richa disse à Folha que “houve um erro involuntário” na apresentação das medidas rechaçadas pelos servidores. Já à Gazeta do Povo (que pertence ao Grupo RPC, afiliada Globo), Richa admitiu que o fim do quinquênio dos servidores “foi colocado na pauta de negociações para negociar, para ceder.”  Ou seja, ameaçar escamotear direitos fazia parte de sua tática para negociar a aprovação do essencial: fundir o único fundo superavitário do Estado (o fundo previdenciário dos servidores) com o Fundo Financeiro para obter controle e poder dispor de seus recursos, em prejuízo bastante provável das futuras aposentadorias do funcionalismo, considerando que Richa gasta mais do que arrecada porque, segundo autodeclaração, é alguém “corajoso” e com “sensibilidade”, e ciente de que nós, população, “gostamos de obras”.
    A euforia dos primeiros dias de negociação com a APP-Sindicato talvez tenha feito Richa sair da sombra para cantar vitória cedo demais. No dia 25, o governador declarou que “voltaria atrás” no inessencial (quinquênios, anuênios, demais direitos sociais dos servidores do Estado) para conseguir aprovar o “essencial”: fundir os fundos previdenciário e financeiro, escamoteando as reservas de aposentação dos servidores, oriundas de desconto compulsório em folha. Em suma, o tema tão delicado quanto técnico da Previdência dos Servidores (que a APP-Sindicato, com algumas imprecisões, explicou aqui) deve ser objeto de projeto de lei a ser reenviado à Assembleia em março.
    No mesmo dia em que o governo Richa anunciou o empenho de 15 milhões de reais em publicidade, a RPCTV continua a cobrir a greve dos professores enfocando dois pontos: (1) o que chamou de “fim das negociações” entre governo e sindicatos – que, em verdade, é o fim das primeiras rodadas de negociação; (2) a “incerteza” sobre a volta às aulas e o suposto prejuízo que a greve acarreta aos alunos, que permanecem sem aulas. Esse shift sutil na forma de tratar a greve geral é importante. Por certo, revela o alinhamento da RPC com uma certa “urgência” de decretar o fim da greve geral (pois Richa sabe que a organização e força da greve geral tem sua fonte nos professores do Ensino Básico; as demais categorias são menos organizadas e menos numerosas). Talvez revele que assim como Richa usa de certa dissimulação tática (ameaçar direitos para conseguir aprovar a fusão dos fundos), o grupo RPC, que até agora não teve outra alternativa diante do contexto senão cobrir a greve geral com relativa independência, sob pena de perder credibilidade, começa a alinhar-se ao discurso de Eduardo Sciarra: “Esgotou-se a pauta e avançamos além dela”; “the game is over”. Isso se soma à antecipação de acordo entre governo e manifestantes que foi protagonizada pelo líder do governo na Assembleia, Luiz Claudio Romanelli (PMDB), o que obrigou a APP-Sindicato a desmenti-lo no mesmo dia 25.
    Diante das declarações de Sciarra, e da forma como a afiliada Globo tem tratado o tema da greve – alinhando-a equivocadamente, aliás, à greve (aparentemente, e salvo melhor juízo) patronal dos caminhoneiros – a APP-Sindicato teve, uma vez mais, de vir a público afirmar que a greve continua ao menos até o dia 04.03, quando deverá ter lugar uma Assembleia Geral para discutir o fim da greve. Além disso, o Presidente da APP-Sindicato, Prof. Hermes Leão, foi enfático ao afirmar que “as respostas do governo à pauta são insuficientes” e que “no ambiente de hoje, a assembleia seria pela continuidade da greve por tempo indeterminado”. Portanto, a pauta não foi esgotada, muito menos o governo foi além dela, como quisera Sciarra. Pelo contrário, falta responder à totalidade das reivindicações e efetivar as medidas já anunciadas pelo governo.
    Nas Universidades, o contexto não é mais favorável ao governo Richa. Ainda que a APIESP (Associação Paranaense das Instituições de Ensino Superior Público do Paraná, que não representa os servidores destas instituições) tenha trazido notícias algo alentadoras, a pauta dos Servidores não foi contemplada em sua integralidade, o que conduz à manutenção da greve por tempo indeterminado em todas as Universidades Estaduais. O tópico específico mais sensível parece ser a proposta de “autonomia universitária” que, na prática, usurpa a autonomia financeira das Universidades Estaduais, subordinando sua gestão orçamentária ao governo estadual central – o que, como já afirmei outrora, contraria a Constituição da República (art. 207).
    As mensagens que Richa enviou à Assembleia em fevereiro tentavam organizar “por cima” uma greve frágil, com pautas difusas e fadada a ceder rapidamente ao primeiro aceno de frouxidão da austeridade tucana. No entanto, os servidores estaduais tiveram o mérito de reorganizá-la autonomamente em torno dos pontos de unificação transcendentes às categorias, que garantiam não apenas direitos universais dos servidores, mas corolários do serviço público cotidianamente prestado ao povo paranaense. Dessa forma, atingiram o cerne do interesse público cujo conteúdo Carlos Alberto (“o-povo-ama-obras”) Richa, malgrado seus anos de experiência política, ainda não compreendeu.
    Os recentes recuos de Richa foram estrategicamente organizados para tentar enfraquecer o movimento e facilitar o deslocamento da opinião pública, que hoje apoia os professores, para o lado do governo. Contudo, no frigir dos ovos, os recuos podem ser explorados pelo movimento grevista em um sentido positivo que termina por fortalecê-lo em dois sentidos: (1) Primeiro os recuos são positivos em si mesmos. Recuos de Richa são vitórias dos servidores e do povo do Paraná porque mantêm direitos sociais intocados; (2) segundo, porque na medida em que a massa confusa de medidas esdrúxulas e atentatórias contra o interesse público se dissipa, a greve geral passa a gravitar ao redor do “núcleo essencial” que Richa quisera dissimular a todo custo, e sobre o qual a RPCTV cala (e a mídia impressa da RPC, a Gazeta do Povo, tem falado um pouco mais, mas não o bastante): a luta comum dos servidores contra o confisco da Previdência, que já ganha adeptos (adversários tradicionais de Richa) no Congresso Nacional.
    Só se pode esperar que nós, os professores e servidores, sejamos capazes de conservar e expandir a virtù com que temos conduzido a greve, a revolta popular e as negociações com o governo. Os alunos não serão prejudicados, como certa mídia se compraz em dizer, na esteira das declarações governamentais que pretendem dar um fim simbólico à greve que continua a pulsar no coração do Centro Cívico. Os professores são obrigados a cumprir determinada carga horária em sala de aula, e ela será integralmente cumprida seja com início em fevereiro, março, abril ou mais além – malgrado a greve, que não deve terminar no dia 04 (cf. aqui o pronunciamento do Prof. Hermes Leão e aqui, a nota do SindiUEPG). Basta lembra que se os professores e servidores se demoram nas reivindicações e no exercício político de sua revolta, a única causa está (está?) no Palácio Iguaçu.

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